Chorégraphe…
Diplôme d’état danse contemporaine.
À titrer, dispositif chorégraphique pour un piano, un mur, un corps un texte ; pièce en diffusion dans toutes sortes de lieux dont une galerie d’art.
Interventions artistiques :
En milieu scolaire pour maternelles et primaires, plus de 500 écoles concernées en France et à l’Etranger.
Intervention pour l’Ecole du paysage à Versailles, IUFM, des compagnies de théâtre, des éducateurs
spécialisées, des professionnels de la petite enfance…
Travaillera pour la Hoger Instituut de Lier en Belgique, le conservatoire National de Tours.
Un travail spécifique autour du patrimoine : le geste caché et les arpenteurs, se poursuit à la Fondation Royaumont depuis quatre ans en collaboration avec le service d’archéologie du Val d’Oise.
Un cycle d’interventions pour une formation d’acteurs sociaux sous la tutelle de Peuple et Culture à Paris depuis cinq ans, avec la parution d’un article Cycles III, cercles et ricochets… Cahiers du Garp.
Depuis septembre, la compagnie travaille sur un projet de lieu pour les enfants, et la formation d’adultes autour du lien danse et écriture.
La compagnie est de plus en plus sollicitée par le théâtre, les musiciens, chanteurs et autres publics pour son travail autour du rapport au corps sorti de l’image de la danse.
Des mots:
Comme tous ces peintres qui m’ont touché par leur image du corps, il me faut moi aussi construire, bâtir des corps différents pour chaque objet chorégraphique. Je crois essayer de faire à chaque fois une recherche spécifique de canons du corps, en réponse à l’oeuvre chorégraphique en germe, un besoin trés fort d’un tout cohérent entre le propos, le langage du corps, l’espace dans lequel il s’inscrit. Il faut que le corps qui danse soit porteur de ce tout qu’est la lumière, l’espace de la représentation, la musique. commence un long travail de quête des éléments de langage, ou mots qui vont construire la danse. En cet endroit, je perçois mon goût des livre et j’aime cette sensation que le mot écrit ne dit que ce pourquoi il est écrit. Chorégraphe , je cherche inlassablement cette justesse du mot. En quelque sorte il s’agit de construire un idéal de corps/image qui corresponde au tout de l’objet chorégraphique. tout doit être ensemble, un corps et un environnement; et l’environnement ne peut pas tenir un rôle ornemental pour mettre en valeur le corps. Le corps dansant n’est qu’un élément constitutif du tout, un langage à lire. Il s’agit de se déplacer du corps:sujet ( je danse) à celui du corps/matière ( je suis dansé), travailler au plus prés le langage du corps permet d’être en oubli de sa subjectivité, de ne s’inscrire que dans le sens du mot-geste; c’est se découvrir en nuance, se sortir de son habitude. Je trouve cela exaltant de se sentir outil du langage. Cette recherche de langage est potentielle de transformation et j’aime ce moment de frottement où le corps se met en travail du mot. Il y a vertige à pratiquer la descente dans le langage: c’est retrouver d’autres corps, tomber toujours un peu plus loin qu’où l’on croyait être. Ce cheminement permet de ne pas représenté, simplement traversé, signifiant.
” Je crois que le peintre doit être transpercé par l’univers
et non vouloir le transpercer. J’attends d’être intérieurement
submergé, enseveli. Je peins pour être surgi.” P.Klee

