Chorégraphe…

Thierry Lafont

Né le 24 – 09 – 1968 à Chamalières 63
Deug histoire de l’art . Stages de formations au Musée du Louvre.
Formation en stylisme modélisme, couture.
Formation danse à l’école.

Diplôme d’état danse contemporaine.

Commence la danse à Clermont avec Anne Depuytorac. Puis un premier solo le conduit au Conservatoire de La Rochelle pour une formation en classique avec Colette Milner, et contemporaine avec Brigitte Asselineau et Régine Chopinot.
Obtient une bourse du Ministère de La Culture pour être stagiaire auprès d’Anne- Marie Reynaud et la compagnie du Four Solaire.
Formation complémentaire en :
Chant, théâtre, body mind centering, Taï chi, Analyse du mouvement, danses traditionnelles.
Fait de nombreux stages avec des chorégraphes français, mais aussi avec Trisha Brown, Andy Peckt, Risa Steinberg, Wes Howard, Betty Jones…
Interprète des compagnies :
A7 danse Maïté Fossen, Volt-Face, Odile Cazes, Carré Blanc Michèle Dallhu, Compagnie VMT, Compagnie Michèle Ettori, Compagnie Emmanuel Grivet, Compagnie Pascal Montrouge.

Entre dans la compagnie de Susan Buirge en 2000 pour SAS et l’œil de la forêt, puis À l’abri des vents et At Cloud Gathering.

Formation chorégraphique avec Karine Saporta Europa Danse Europa 1997
Formation en composition chorégraphique et improvisation avec Susan Buirge de 1998 à 2000.
Membre d’un groupe de recherche sur la question du processus chorégraphique se 2000 à 2003.
Diplôme en culture chorégraphique du CEFEDEM sud d’Aubagne (formation de 2003 à 2006 auprès de Laurence Louppe; avec un mémoire sur Le surgissement de l’autre intimité d’un processus).

Fonde en novembre 2003 la compagnie Axotolt avec une dizaine de pièces chorégraphiques dont
Distéso, berceuse, commande chorégraphique et musicale de la Fondation Royaumont et une bourse à l’écriture de Beaumarchais. Composition de Carlo Carcano pour les Percussions de Strasbourg et les Jeunes Solistes. 2000.
Ultime servez-vous chorégraphique, résultat du groupe de recherche, solo autour du Labyrinthe de Chartres, une vingtaine de représentations dans divers lieux et contextes hors du champ de la danse ;
Abras & Ratcoursix spectacle pour les deux- six ans, avec tout un travail pédagogique autour, plus un livre en cours de réalisation

À titrer, dispositif chorégraphique pour un piano, un mur, un corps un texte ; pièce en diffusion dans toutes sortes de lieux dont une galerie d’art.

À travers un travail de collaboration avec des musiciens, artistes plasticiens, comédiens, la compagnie fait le choix, à chaque fois de questionner le travail chorégraphique.

Interventions artistiques :
En milieu scolaire pour maternelles et primaires, plus de 500 écoles concernées en France et à l’Etranger.
Intervention pour l’Ecole du paysage à Versailles, IUFM, des compagnies de théâtre, des éducateurs
spécialisées, des professionnels de la petite enfance…
Travaillera pour la Hoger Instituut de Lier en Belgique, le conservatoire National de Tours.
Un travail spécifique autour du patrimoine : le geste caché et les arpenteurs, se poursuit à la Fondation Royaumont depuis quatre ans en collaboration avec le service d’archéologie du Val d’Oise.
Un cycle d’interventions pour une formation d’acteurs sociaux sous la tutelle de Peuple et Culture à Paris depuis cinq ans, avec la parution d’un article Cycles III, cercles et ricochets… Cahiers du Garp.
Depuis septembre, la compagnie travaille sur un projet de lieu pour les enfants, et la formation d’adultes autour du lien danse et écriture.
La compagnie est de plus en plus sollicitée par le théâtre, les musiciens, chanteurs et autres publics pour son travail autour du rapport au corps sorti de l’image de la danse.

Rejoindra en 2007 le Laboratoire Architecture/Anthropologie Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Paris Villette, pour un projet de recherche interministériel « Cultures, villes et dynamiques sociales ».

Des mots:

Comme tous ces peintres qui m’ont touché par leur image du corps, il me faut moi aussi construire, bâtir des corps différents pour chaque objet chorégraphique. Je crois essayer de faire à chaque fois une recherche spécifique de canons du corps, en réponse à l’oeuvre chorégraphique en germe, un besoin trés fort d’un tout cohérent entre le propos, le langage du corps, l’espace dans lequel il s’inscrit. Il faut que le corps qui danse soit porteur de ce tout qu’est la lumière, l’espace de la représentation, la musique. commence un long travail de quête des éléments de langage, ou mots qui vont construire la danse. En cet endroit, je perçois mon goût des livre et j’aime cette sensation que le mot écrit ne dit que ce pourquoi il est écrit. Chorégraphe , je cherche inlassablement cette justesse du mot. En quelque sorte il s’agit de construire un idéal de corps/image qui corresponde au tout de l’objet chorégraphique. tout doit être ensemble, un corps et un environnement; et l’environnement ne peut pas tenir un rôle ornemental pour mettre en valeur le corps. Le corps dansant n’est qu’un élément constitutif du tout, un langage à lire. Il s’agit de se déplacer du corps:sujet ( je danse) à celui du corps/matière ( je suis dansé), travailler au plus prés le langage du corps permet d’être en oubli de sa subjectivité, de ne s’inscrire que dans le sens du mot-geste; c’est se découvrir en nuance, se sortir de son habitude. Je trouve cela exaltant de se sentir outil du langage. Cette recherche de langage est potentielle de transformation et j’aime ce moment de frottement où le corps se met en travail du mot. Il y a vertige à pratiquer la descente dans le langage: c’est retrouver d’autres corps, tomber toujours un peu plus loin qu’où l’on croyait être. Ce cheminement  permet de ne pas représenté, simplement traversé, signifiant.

” Je crois que le peintre doit être transpercé par l’univers

et non vouloir le transpercer. J’attends d’être intérieurement

submergé, enseveli. Je peins pour être surgi.”  P.Klee